Ballade en Oléron, 20 et 21 août 2015

by | 18 Oct 2015 | Nouvelles

Un peu de culture : L’origine du nom de cette belle île, provient d’un naufrage que fit un bateau aux environs de 1015 avant J.C. Le seul survivant, un marin pécheur vendéen, vint s’échouer sur la plage, épuisé. N’apercevant pas âme qui vive, il se mit à marcher, à marcher, à marcher…pendant des jours et des jours. Si bien qu’au septième, il se retrouva à l’endroit dont il était parti. Il s’écria alors : olé rond ! Et voilà l’origine supposée de ce qui devint, bien plus tard, OLERON (sans garantie!).

Jeudi 20 août 2015, 8 heures pétantes, nous larguons les amarres pour St Denis d’Oléron.

Quatre bateaux sont engagés au départ de cette « croisière » qui s’effectuera sans escale, ni assistance.

« CORAIL » le bateau amiral, seul voilier du groupe, navigue depuis une heure déjà. A son bord, Guy, notre « Commodore » bien aimé, tire des bords, à défaut de … mieux.

« ERISPOE » avec Hervé aux commandes, qui n’aime pas brusquer la machine, a choisi l’option d’un départ légèrement anticipé.

Claude, et Jean sur « MONDINE » nous précèdent de quelques longueurs.

C’est ainsi que Michel, mon grand frère, et moi-même fermons la marche avec « RE MORA ».

Le temps est idéal, pour effectuer cette traversée. La mer est plate, le ciel est bleu. Il n’y a pas un poil de vent, tant pis pour les voileux. D’ailleurs nous ne tardons pas à l’apercevoir puis à le dépasser, sans gloire il est vrai.

 

Deux heures seulement après le départ, ce qui constitue une véritable performance, « Mondine » « Erispoe » et « Ré Mora » atteignent St Denis d’Oléron sous les applaudissements nourris d’une foule en liesse.

Nous sommes portés en héros tandis que des jeunes filles (dont nous découvrirons par la suite qu’elles étaient vierges) nous attendent avec des fruits et des colliers de fleurs. Quelle émotion !

Guy arrive enfin, au moteur, et vient s’amarrer près de nous. Il aura manqué cet accueil formidable. Nous nous rendons au bureau du port pour remplir les formalités d’usage.

Mais la mer, ça creuse. Nous décidons donc de nous grouper sur «Mondine » pour prendre notre premier repas, à la fortune du pot.

Notre déjeuner pris, la tension étant retombée, nous décidons de nous rendre à pieds, (nouvelle performance), jusqu’au phare de Chassiron.

Ce fut long et éprouvant sous un soleil de plomb, mais nous y parvinrent ! Une boisson fraîche s’imposait alors.

Puis nous reprîmes la route du retour et c’est au total pas moins de 8 kilomètres qu’il nous fallut parcourir. Respect les gars ! J’adresse une mention particulière à Hervé qui, tout près de succomber, fit preuve d’une volonté admirable! Il arriva les bacchantes en berne, mais il arriva !

Après un petit brin de toilette, notre polo aux couleurs du Cercle Martinais revêtu, nous nous sommes rendus au vin d’honneur offert par les autorités portuaires. Des discours furent prononcés, des fanions échangés, des bouteilles vidées, des photos prises… Ce fut un grand moment.

Nous avons terminé cette première et belle journée dans un restaurant du port. Puis Hervé, ragaillardi, nous a offert un petit armagnac de derrière sa couchette et chacun d’entre nous a regagné son bateau pour un repos bien mérité. Nous passerons sous silence les quelques péripéties nocturnes. Je dévoilerai quand même, que lorsque Michel rêve de sa « régulière » restée au port, mieux vaut être vigilant…

Vendredi 21 août 2015
Temps magnifique. Après la toilette et le petit déjeuner, nous décidons de louer des vélos pour nous rendre à Boyarville. Tout le monde est en forme. Pourtant, il en est qui préfèrent se doter de machine à assistance électrique ce qui, vous en conviendrez, fausse quelque peu le côté sportif de l’épreuve.

Nous empruntons un circuit en bord de mer, et nous apercevons, au loin, sur bâbord, le pont de notre chère île de Ré. Le circuit est éprouvant car le chemin est semé d’embûches. Bien sûr, notre « assisté » caracole en tête ce qui plombe le moral des poursuivants. Victime d’un saut de chaîne, je dois mettre pied à terre et mains dans le cambouis, ce qui altère quelque peu ma bonne humeur du moment. Michel, resté à mes côtés, m’assiste dans cette tâche. Pendant cet incident, le reste de l’équipe a pris une avance confortable que nous ne parviendrons pas à combler. Nous atteignons enfin le charmant petit port du Douhet où nous retrouvons les lâcheurs, en pause à l’abreuvoir municipal. Nous nous désaltérons à notre tour et le groupe, enfin réuni, reprend la route pour Boyarville. Notre objectif atteint, nous y dénichons un petit restaurant recommandé par le « guide du routard ».

Enfin un peu de douceur dans ce monde de brutes. Il était temps ! Le célibat imposé depuis la veille met Jean en état de manque. Il commande des moules ! Mais les meilleures choses ayant une fin, il nous faut prendre la route du retour. Et c’est de nouveau dans la douleur que nous effectuons le trajet. Nous retrouvons enfin notre port d’attache, moment choisi par Michel, épuisé, pour se casser la figure. La prochaine fois nous prévoirons un vélo à sa taille.

Nous prenons un dernier petit verre de réconfort et nous regagnons nos embarcations respectives pour le grand retour à St. Martin. Nous allons enfin revoir nos épouses qui nous ont cruellement manqué.

J’adresse un grand merci à Claude, alias « diabolo menthe » qui est à l’origine de cette sortie. J’ai beaucoup apprécié la présence du « frangin » à bord et tous ces moments de convivialité avec Guy, notre maître à tous, Jean, Hervé, des mecs charmants. A bientôt les marins!

Bernard Boquis


Ndlr : Claude = C. Gelfmann / Guy = G. Mallet / Jean = J. Asselin / Hervé = H. Lietveaux / Michel = M. Boquis (le frère de Bernard)

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