Escapade 2018 sur Oléron

by | 31 Mai 2018 | Nouvelles

Escapade sur Oléron des 28, 29, et 30 mai 2018 

C’est Guy, notre guide spirituel, et Alain, qui ouvrent la marche avec « Corail ». Puis suivent Hervé sur « Erispoé », Claude, Philippe et Gérard sur « Mondine », Michel, Patrick et Bernard ferment la marche sur « Ré Mora ».

Le ciel n’est pas azuré mais la mer est belle. La première difficulté que représente le passage du pont s’effectue parfaitement. Il y a toujours un risque à cet endroit. Une déferlante est toujours à craindre qui pourrait nous précipiter sur une pile.

Au niveau du port des Minimes, notre ami Jean dit « le Belge » se joint à nous. Il a fière allure avec son « Enjoy » flambant neuf. Quel dommage de faire tremper un si beau bateau dans l’eau salée !

Les navires de commerce, au mouillage sur zone d’attente, constituent un nouvel écueil à éviter. Nous avons bien cru que « Mondine »…

Puis nous laissons, sur babord , le Fort Boyard, en plein tournage pour TF1. Le Père Fouras qui se tient sur la passerelle nous adresse un salut de la main, sympa le bonhomme !.

Nous nous engageons finalement dans le chenal d’accès au port de Boyardville. Là, nos anneaux sont réservés et nous nous amarrons à couple, deux par deux.

Contre toute attente Corail , le seul voilier de la flotte, ne tarde pas à nous rejoindre. Le manque de vent l’a obligé à utiliser le moteur.

Il est temps de signaler notre présence à la Capitainerie, ce qui s’effectue avec quelques difficutés du fait de l’absence de Patricia.

Mais le mer ça creuse. Nous repérons donc un restaurant à la carte sympathique, qui plus est, équipé de deux téléviseurs. Il ne faut pas oublier que ce soir, la France rencontre l’Italie.
Le problème des télés c’est que ça peut tomber en panne. Et justement ce soir là.. .pas de bol ! Nous avons quand même pu deviner que la France avait gagné.

Retour sur les bateaux ou plutôt sur le bateau d’Hervé pour déguster un petit digestif dont il a le secret. Puis au lit tout le monde ! Nous avons sombrés sur notre couchette, (pour des marins c’est dur à avouer) et nous avons dormi toute la nuit , comme des petits anges.

Le lendemain matin, petit déjeuner et première douche. Nous aurons l’occasion d’en prendre bien d’autres durand la journée. C’est là qu’ Hervé nous a quittés, des obligations lui imposant de rentrer au bercail. La séparation fut empreinte d’émotions et après les embrassades et les larmes, nous nous sommes mis en selle pour rallier le port du « Château ». Une bonne surprise nous y attendait : Murielle et Hélène étaient venues pour partager notre déjeuner. Puis il a fallu rechevaucher notre monture, toujours sous la pluie. Heureusement, Philippe, notre guide, photographe, caméraman, a toujours su trouver l’itinéraire le plus court et le moins accidenté. Il y eu pourtant deux chutes, mais plus spectaculaires que douloureuses.
En fin de journée, restitution des vélos, douche, (une de plus) puis regroupement au restaurant du coin. Soirée consacrée à la dégustation, récupération, relaxation, méditation . Nous avons longuement philosophé et débattu sur l’espérance de vie des escargots par un temps pareil. Pauvres bêtes ! Avant un dernier petit remontant chez Claude, puis chez Jean, nous avons dit au revoir aux lâcheurs qui reprenaient la mer dès le lendemain matin pour visiter….La Rochelle. Il paraît que sous la pluie c’est superbe…Là encore la séparation fut douloureuse.  Philippe, à qui il faut 11 heures de sommeil par nuit, ne s’est rendu compte de rien.
Vers les 3 heures du matin, Patrick éprouva un petit besoin naturel. Eveillé, je l’accompagnait dans cette démarche. Qui n’a pas connu cet instant ne peut pas imaginer ce sentiment de bonheur et de liberté qui nous envahit, quand on contemple les étoiles , le sexe à la main,. Il faut reconnaître qu’il y a de fabuleux instants dans l’existence. Réveillé par le clapotis, Michel vint nous rejoindre. C’est à cet instant qu’un méchant moustique agressa notre ami Patrick. Je n’ai jamais compris pourquoi ces mauvaises bêtes s’en prennent toujours au plus faible… Il poussa un « ouille » (pour la rime) de douleur et Michel, toujours prévenant, lui proposa d’aspirer le venin. Ne souhaitant pas assister à la chose, je décidais de regagner mon lit. La fin de nuit fut douce et tranquille, ponctuée par quelques ronflements et grattages émanant de la couchette d’à côté.

Le 3ème et dernier jour se présentait sous les meilleurs auspices. Le ciel était bleu, les mouettes riaient, la mer sans arrêt roulait ses galets… Nous avions bien récupéré de nos efforts de la veille, alors nous avons décidé une nouvelle ballade en vélo sur l’autre versant de l’île. Un merveilleux moment. Nous avons pris notre repas au port du Douhet dans un restaurant aussi charmant que ses hôtesses. Grâce aux talents de négociateur de notre « ami Singer » nous avons eu droit à un excellent digestif GRATIS. Merci Gérard.

Au retour, les vélos de Patrick et Michel ne se sont pas compris et ont entraîné le second dans la poussière. Troisième chute du séjour, il était temps que cela se termine.

Nous avons appareillé à 15H30 et après une traversée sans histoire et nous avons retrouvé Guy et son complice au port de St. Martin.

Voilà en quelques mots, le résumé succinct, de notre séjour à Boyardville. De l’avis général c’était super ! Grand merci à Claude l’initiateur de cette ballade. Vivement la prochaine !

Bernard